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Une histoire liée au fleuve et à Paris

Ce territoire de confluence est un haut lieu de la batellerie. Port Seine - Métropole Ouest (PSMO) permet de perpétuer cette histoire avec le fleuve tout en revalorisant la plaine.

 (c) HAROPA-Ports de Paris 

Conflans-Sainte-Honorine, capitale de la batellerie

  • En 1855, une chaîne servant au "touage" et reliant Paris à Conflans est immergée dans la Seine. Conflans-Sainte-Honorine devient dès lors la capitale de la batellerie. Pour mémoire, le "touage" est une technique de traction pour les péniches : une chaîne métallique, fixée à ses deux extrémités, est immergée dans le cours d'eau. Le bateau-treuil, le "toueur", équipé d'un moteur à vapeur, s'agrippe à cette chaîne. 
  • 2014, l'activité batelière est toujours présente sur le territoire, avec le port urbain de Conflans-Sainte-Honorine.
  • Conflans-Sainte-Honorine, capitale historique de la marine fluviale, abrite également une école de la batellerie, le Pardon de la Batellerie et une bourse d'affrètement (laquelle organise les opérations de transport fluvial de marchandises pratiqués par la batellerie locale). 

Plaine d’Achères, un « parc agricole »

(c) HAROPA-Ports de Paris 

  • La « plaine d'Achères » parfois appelé parc agricole d'Achères, était un domaine agricole, propriété de la ville de Paris.  
  • Ce domaine a servi de la fin du XIXème siècle et jusqu'au début du XXIème siècle à l'épandage des eaux usées de la ville de Paris et d'autres communes de l'agglomération. L'épandage des eaux usées brutes pendant une centaine d'années a entraîné une importante pollution des sols par les métaux lourds. Cette pollution touche les sols superficiels mais pas les sous-sols alluvionnaires.
  • C’est pour cette raison qu’aucune agriculture orientée vers l’alimentation n’est actuellement autorisée. Seule la production céréalière en vue de la production de biocarburant est actuellement pratiquée.

Avec Port Seine - Métropole Ouest (PSMO), le territoire renforcerait ses capacités portuaires et son lien historique avec le fleuve.

HISTORIQUE DE LA PLAINE D’ACHÈRES

 

  • 1855 : Achèvement de la digue d’Achères qui s’étend du pont de Conflans-Sainte-Honorine à Poissy pour protéger les terres cultivables des crues de la Seine.
  • 1889 : Création des « champs d’épandage des égouts de la ville de Paris » sur 2000 hectares de la plaine d’Achères. Les 430 hectares de la forêt de Saint-Germain sont déboisés et cédés à la ville de Paris. 
  • 1895 : Achèvement de l’aqueduc d’Achères qui traverse la Seine et l’Oise pour amener les eaux usées de Paris et sa banlieue jusqu’aux champs d’épandage de Gennevilliers, d’Achères et de Triel.
  • Vers 1920 : Début de l’extraction de sable et de pierres de ballast dans la plaine. Creusement de gravières et de ballastières, notamment celle de l’étang du Corra, exploitée de 1929 à 1976. 
  • 1940 : Création de la station d’épuration d’Achères (agrandie en 1966, 1972 et 1978).
  • Vers 1975 : Remplacement progressif des cultures maraîchères par la culture du maïs (moins contaminé par l’irrigation aux eaux usées). Extension de l’arboriculture.
  • 2000 : Interdiction des cultures légumières sur les parcelles où des eaux usées ont été épandues. Seules sont autorisées les cultures non alimentaires.
  • 2007 : arrêt des épandages
  • 2009 : permis d’exploitation de la carrière pour la société GSM sur le périmètre du projet Port Seine-Métropole Ouest (PSMO)